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Maroc : près de 300 familles, dont des MRE, attendent leur logement depuis 2009

Près de 300 familles attendent depuis 2009 la livraison de logements économiques à Kénitra. Plusieurs Marocains résidant à l’étranger figurent parmi les acquéreurs concernés. Certains ont investi toutes leurs économies, tandis que d’autres ont contracté des crédits. Pourtant, ils n’ont reçu ni appartement ni remboursement.

Un projet immobilier bloqué depuis près de 17 ans

Pour ces familles, le rêve de devenir propriétaire s’est transformé en un long combat. Elles auraient versé d’importantes sommes pour acheter des appartements dans le cadre d’un projet de logement économique.

Cependant, le promoteur n’aurait toujours pas livré les biens promis. Par conséquent, les acquéreurs restent sans logement malgré les paiements effectués depuis 2009.

Parmi eux, plusieurs MRE avaient choisi d’investir au Maroc afin de préparer leur retour, d’aider leur famille ou de sécuriser leur avenir. Certains continueraient même à rembourser des crédits liés à des logements qu’ils n’ont jamais occupés.

Une députée interpelle le gouvernement

La députée Loubna Sghiri, membre du groupe du Progrès et du socialisme, a récemment relancé le dossier au Parlement.

Dans une question écrite adressée à la ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, elle demande au gouvernement d’intervenir pour protéger les familles touchées.

Elle souhaite notamment connaître les mesures que les autorités comptent prendre afin de débloquer ce projet et de garantir les droits des acquéreurs.

Des démarches sans résultat

Selon la députée, les familles ont engagé plusieurs démarches administratives et judiciaires. Malgré ces recours, elles n’auraient obtenu aucune solution concrète.

Aujourd’hui, les victimes se retrouvent dans une situation particulièrement difficile. Elles ne disposent ni du logement acheté ni de l’argent versé. De plus, certaines supportent encore les conséquences financières des crédits contractés.

Cette attente, qui dure depuis près de 17 ans, renforce leur sentiment d’abandon.

Vers un fonds pour les projets immobiliers en difficulté ?

Loubna Sghiri appelle également le gouvernement à examiner la situation des autres projets immobiliers bloqués au Maroc.

Elle propose notamment d’étudier la création d’un mécanisme ou d’un fonds spécial. Celui-ci pourrait traiter les dossiers des projets en difficulté et indemniser les acquéreurs lésés.

Une telle mesure permettrait aussi de mieux protéger les citoyens qui investissent dans les programmes de logement économique.

La protection des acquéreurs remise en question

Cette affaire dépasse le seul projet de Kénitra. En effet, elle soulève des interrogations sur le contrôle des programmes immobiliers et sur la protection des acheteurs.

Pendant plusieurs années, le secteur du logement économique a bénéficié d’avantages fiscaux et juridiques. L’objectif consistait à encourager la construction de logements accessibles.

Toutefois, lorsque certains projets restent inachevés, les acquéreurs supportent souvent l’essentiel des pertes. Ils doivent alors multiplier les procédures pour tenter de récupérer leur argent.

Une confiance fragilisée chez les MRE

Pour les MRE concernés, le préjudice reste particulièrement important. Ils ont fait confiance à un projet immobilier au Maroc et y ont placé une partie de leurs économies.

Or, après plusieurs années d’attente, ils ne disposent toujours d’aucune garantie sur la livraison de leur logement ou sur un éventuel remboursement.

Cette affaire risque donc d’affaiblir davantage la confiance des Marocains du monde dans l’investissement immobilier au Royaume. Elle souligne également l’urgence de renforcer les contrôles et les garanties destinées aux acheteurs.

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