Espagne : reprise des expulsions d’Algériens sans titre de séjour

L’Espagne relance les expulsions d’Algériens en situation irrégulière. Cette mesure vise les ressortissants qui ne disposent pas d’un titre de séjour et qui ne peuvent pas bénéficier du processus de régularisation en cours.
Cette décision intervient alors que Madrid mène une opération de régularisation de grande ampleur. Elle pourrait concerner près d’un demi-million de personnes sans papiers.
Les expulsions vers l’Algérie reprennent
Selon un document de la Direction générale de l’immigration et des frontières, cité par le quotidien espagnol ABC, les autorités espagnoles peuvent de nouveau organiser des expulsions vers l’Algérie.
La note date du 4 mai. Elle s’adresse aux directions générales de la police. Son objet porte sur la reprise des opérations d’expulsion de ressortissants algériens.
Cette évolution arrive dans un contexte de réchauffement des relations entre l’Espagne et l’Algérie.
Les personnes non régularisables sont concernées
Cette mesure ne vise pas tous les Algériens sans titre de séjour. Elle concerne surtout les personnes qui ne remplissent pas les conditions de régularisation.
Le processus lancé en avril par les autorités espagnoles pourrait permettre à plusieurs milliers d’Algériens d’obtenir une situation régulière.
En revanche, les personnes exclues de ce dispositif peuvent désormais faire l’objet d’une procédure d’expulsion.
Une situation débloquée après des négociations
Le document espagnol explique que de longues négociations ont permis de débloquer la situation.
Ces discussions ont impliqué la Direction générale de l’immigration et plusieurs services du ministère de l’Intérieur.
Selon la note, les autorités peuvent désormais relancer les procédures qui étaient jusque-là bloquées pour les citoyens algériens en situation irrégulière.
Placement possible en centre de rétention
Les services de sécurité espagnols peuvent aussi demander le placement en centre de rétention pour étrangers.
Cette mesure concerne les ressortissants algériens dont le rapatriement est jugé possible.
L’autorité judiciaire compétente doit valider ce placement. Les personnes concernées peuvent ensuite être transférées vers un centre de rétention, avant leur expulsion.
L’UCER supervise les opérations
L’Unité centrale des rapatriements, appelée UCER, jouera un rôle central dans ce dispositif.
Elle devra organiser plusieurs aspects pratiques. Cela concerne le lieu de rétention, le port de départ et le nombre maximal de personnes concernées à chaque opération.
Les brigades régionales des étrangers et des frontières devront appliquer ces instructions.
Des entretiens d’identification par visioconférence
Autre changement important : les entretiens d’identification pourront se faire à distance.
Avant, ces entretiens se déroulaient en présentiel. Désormais, les autorités espagnoles pourront les organiser par visioconférence.
Les services consulaires participeront à cette procédure. Cette méthode doit faciliter l’identification des personnes visées par une mesure d’éloignement.
Une reprise sensible pour la diaspora algérienne
Cette reprise des expulsions intervient dans un moment délicat. L’Espagne mène en parallèle une procédure de régularisation qui suscite beaucoup d’attentes.
Pour les Algériens concernés, la différence entre les deux situations devient donc essentielle. Certains pourront déposer un dossier de régularisation. D’autres risquent une procédure d’expulsion s’ils ne remplissent pas les conditions exigées.
Les prochains mois permettront de mesurer l’impact réel de cette décision sur les ressortissants algériens vivant en Espagne sans titre de séjour.



