Immobilier au Maroc : les lenteurs administratives freinent les chantiers

Les chantiers freinés par la bureaucratie
Au Maroc, les lenteurs administratives continuent de peser sur le secteur immobilier.
Lors de l’examen du projet de loi sur les lotissements, plusieurs parlementaires ont dénoncé ces blocages.
Ils estiment que les procédures actuelles pénalisent les constructeurs et retardent les projets.
Les élus demandent donc des démarches plus simples, sans affaiblir le contrôle des communes.
Des permis qui expirent avant la validation
Lors d’une réunion de la commission de l’Intérieur, le député Ahmed Abbadi a critiqué la « spirale bureaucratique ».
Selon lui, plusieurs investisseurs terminent leurs travaux dans les délais.
Pourtant, ils attendent longtemps la réception provisoire de leur chantier.
À cause de ces retards, leur permis de trois ans peut expirer.
Dans ce cas, les professionnels doivent parfois reprendre toute la procédure depuis le début.
Des frais supplémentaires pour les constructeurs
Cette situation entraîne des coûts importants pour les promoteurs.
Ils doivent repayer les frais de raccordement à l’eau et à l’électricité.
Ils doivent aussi fournir de nouveaux plans.
Pour Ahmed Abbadi, cette charge reste injustifiée.
Selon lui, elle nuit directement à la réalisation des projets immobiliers.
Les communes appelées à mieux contrôler
Les parlementaires ne demandent pas seulement plus de rapidité.
Ils veulent aussi renforcer le contrôle sur le terrain.
La députée Saloua El Berdai a insisté sur la conformité des chantiers.
Elle estime que les communes doivent vérifier les travaux avec rigueur.
Elle demande aussi la levée des réserves techniques dans un délai de trente jours.
Protéger les finances des communes
Le volet fiscal reste également au cœur du débat.
Ahmed El Abadi estime qu’une attestation communale doit devenir indispensable.
Cette attestation serait signée par le président de la commune.
Elle permettrait ensuite de poursuivre les démarches auprès de la conservation foncière.
Selon l’élu, cette mesure éviterait aux entrepreneurs d’obtenir leurs titres sans payer leurs taxes locales.
Le gouvernement défend le projet de loi
Face aux critiques, le secrétaire d’État à l’Urbanisme a défendu le texte.
Adib Benbrahim estime que le projet protège à la fois les constructeurs et les collectivités.
Il a précisé qu’un constructeur ne doit pas subir les retards de l’administration.
Cette règle s’applique si son dossier a été déposé dans les délais légaux.
Le paiement des taxes reste obligatoire
Le responsable gouvernemental a aussi rappelé une règle importante.
Les redevances locales devront être payées.
Selon lui, les services fonciers ne valideront aucune démarche définitive sans garantie fiscale.
Les constructeurs devront donc régulariser leur situation auprès de la commune.
Ainsi, le projet de loi cherche à accélérer les procédures tout en protégeant l’argent public.



