Pétrole cher : pourquoi le Maroc reste confiant pour son économie

Le Maroc mise sur la résilience de son économie
Malgré la flambée des prix de l’énergie, le Maroc affiche sa confiance.
Le gouvernement prévoit une croissance supérieure à 5,3 % en 2026.
Cette prévision repose sur deux éléments importants. D’abord, le pays dispose de réserves de change solides. Ensuite, la campagne agricole s’annonce très favorable.
Ainsi, le Maroc pense pouvoir limiter les effets de la hausse du pétrole et du gazole.
Les prix de l’énergie pèsent sur l’économie mondiale
L’économie mondiale traverse une période difficile.
Les tensions géopolitiques perturbent fortement les marchés de l’énergie.
Devant la Chambre des conseillers, Fouzi Lekjaâ a détaillé cette hausse des prix.
Selon lui, le baril de pétrole a atteint en moyenne 102 dollars durant les quatre premiers mois de l’année.
De son côté, le gazole a augmenté de 70 %.
Le butane, le fioul et le gaz naturel aussi concernés
La hausse ne touche pas seulement le pétrole.
Le butane, le fioul et le gaz naturel enregistrent aussi une forte inflation.
Pour Fouzi Lekjaâ, cette situation concerne le Maroc comme le reste du monde.
Le ministre délégué chargé du budget parle d’une lecture objective du contexte actuel.
Cependant, le royaume estime disposer de plusieurs atouts pour résister.
Des prévisions mondiales moins favorables
Ce contexte international pèse sur les perspectives économiques.
Le Fonds monétaire international a abaissé ses prévisions de croissance mondiale à 3,1 %.
Il prévoit aussi une inflation de 4,4 %.
Par ailleurs, le commerce mondial devrait ralentir.
Face à ces incertitudes, le Maroc veut préserver sa dynamique économique.
Des finances publiques jugées solides
Fouzi Lekjaâ a mis en avant la solidité de l’économie marocaine.
Il a également salué la robustesse des finances publiques.
Selon lui, le pays parvient à garder le rythme des dernières années.
Cette stabilité permet au gouvernement de rester optimiste.
Elle renforce aussi la capacité du Maroc à faire face aux chocs extérieurs.
Des réserves de change en forte hausse
Le premier pilier de cette confiance concerne les réserves en devises.
Celles-ci ont progressé de 23,4 % sur un an.
À fin avril, elles ont atteint 469,8 milliards de dirhams.
Ce niveau permet au Maroc de couvrir près de six mois d’importations.
Ainsi, le pays dispose d’un matelas financier important.
Une bonne campagne agricole attendue
Le deuxième pilier concerne l’agriculture.
Les précipitations abondantes annoncent une récolte céréalière favorable.
Le gouvernement table sur environ 90 millions de quintaux.
Cette performance pourrait soutenir la croissance nationale.
En effet, chaque hausse de 20 millions de quintaux peut générer près de 0,3 % de valeur ajoutée.
Une croissance maintenue au-dessus de 5,3 %
Grâce à ces facteurs, le Maroc maintient ses prévisions.
Le gouvernement vise une croissance supérieure à 5,3 % pour l’année en cours.
La hausse des prix de l’énergie reste un défi important.
Toutefois, les réserves de change et la bonne saison agricole renforcent la confiance de l’exécutif.
Pour le Maroc, ces deux atouts peuvent aider l’économie à tenir malgré un contexte mondial tendu.



