Suisse : les expulsions d’Algériens bloquées malgré une politique efficace

La Suisse rencontre des difficultés pour expulser des sans-papiers algériens. Pourtant, le pays affiche une politique de retour efficace.
Selon des chiffres publiés le 12 avril 2026 par le média suisse Blick, les Algériens arrivent en tête des étrangers visés par une expulsion qui reste non exécutée.
Près de 800 Algériens concernés
La Suisse maintient un taux d’exécution élevé des expulsions, estimé à 69 % en 2024. Malgré cela, 4 902 étrangers sous obligation de quitter le territoire vivent encore dans le pays.
Parmi eux, 780 sont des ressortissants algériens. Ils représentent le groupe le plus important. Les Marocains suivent avec 285 personnes, puis les Irakiens avec 264.
Le porte-parole du Secrétariat d’État aux migrations (SEM), Nicolas Cerclé, souligne que la Suisse reste l’un des pays les plus performants en Europe en matière d’expulsions. Dans de nombreux États de l’Union européenne, le taux d’exécution varie seulement entre 20 % et 30 %.
Des expulsions conditionnées par la coopération des États
Les autorités suisses ne peuvent pas expulser une personne sans l’accord du pays d’origine. Elles peuvent aussi procéder au renvoi si la personne concernée accepte de partir.
Ces conditions expliquent en partie les retards dans l’exécution des décisions d’éloignement.
L’Algérie pointée, mais pas parmi les pays les plus bloquants
Malgré le nombre élevé de ressortissants concernés, l’Algérie ne figure pas parmi les pays qui posent le plus de difficultés à la Suisse.
Selon les données disponibles, les États qui compliquent le plus les expulsions sont l’Érythrée, l’Iran et Cuba. Environ 10 % des personnes sous décision d’expulsion non exécutée proviennent de ces trois pays.
La Suisse mise sur une politique migratoire active. Elle développe des partenariats et des accords avec plus de 70 pays pour faciliter les retours.
Cependant, plusieurs facteurs ralentissent encore les expulsions. Parmi eux : les procédures administratives, les délais diplomatiques et les situations individuelles.

