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Le Maroc atteint près de 90 000 tonnes de myrtilles exportées, mais les prix s’effondrent

Introduction

Au cours de la campagne 2025-2026, le Maroc a réalisé un exploit remarquable en exportant près de 90 000 tonnes de myrtilles fraîches. Cette performance, qui le place parmi les principaux fournisseurs sur le marché européen, est cependant assombrie par une chute drastique des prix due à la surproduction et à l’arrivée de nouveaux concurrents sur le marché international.

Un volume record d’exportations

Avec un total de 89 236 tonnes de myrtilles exportées, le Maroc a enregistré une augmentation de 6 % par rapport à l’année précédente, où 83 929 tonnes avaient été expédiées. Ce chiffre représente un pas de géant vers le seuil symbolique des 90 000 tonnes, consolidant ainsi la position du pays sur le marché européen, notamment en raison de sa proximité géographique avec des pays comme l’Espagne, la France et le Royaume-Uni. Selon le média spécialisé Blueberries Consulting, cette proximité facilite l’acheminement rapide des fruits.

Des disparités régionales

Cependant, cette hausse des exportations cache de fortes disparités entre les différentes régions du Maroc. Par exemple, la région du Souss-Massa a connu une explosion de 33 % de ses exportations, grâce à l’extension des surfaces cultivées. À l’inverse, la région du Loukkos a enregistré une baisse de 16 %, alors qu’une croissance similaire à celle du Souss-Massa était attendue. La situation à Meknès est encore plus préoccupante, avec un effondrement des exportations de 79 %, passant de 614 à seulement 127 tonnes.

Les défis des producteurs

Amine Bennani, président de l’Association marocaine des producteurs de fruits rouges, souligne que cette augmentation des superficies cultivées masque une baisse des rendements. Les intempéries, notamment les inondations dans le nord du Maroc, ont paralysé certaines exploitations et détruit des plantations. Les producteurs doivent donc faire face à un double défi : optimiser la production tout en maintenant la qualité de leurs produits.

Une chute des prix alarmante

Malgré l’augmentation des volumes exportés, les prix des myrtilles marocaines ont connu une chute alarmante. Dès le printemps, les prix sont passés de 11 à 7,50 euros, principalement en raison de l’arrivée sur le marché de la récolte espagnole. À partir de la fin avril, les prix ont continué de plonger à des niveaux qualifiés de « catastrophiques » par les producteurs, selon HortiDaily. Cette baisse concerne les transactions à l’exportation, mais ne signifie pas nécessairement que les prix à la consommation aient suivi la même tendance.

Une concurrence accrue

La concurrence sur le marché international s’intensifie. La Chine a fait son entrée sur le marché des myrtilles, commercialisant des variétés similaires à celles cultivées par les producteurs marocains. De plus, l’Égypte prépare une augmentation significative de sa production, ce qui pourrait inonder le marché encore plus durant les prochaines campagnes. Les producteurs marocains doivent donc redoubler d’efforts pour maintenir leur part de marché, notamment en Russie, où le Maroc a déjà commencé à perdre du terrain.

Manque de main-d’œuvre

En plus de la concurrence accrue, les producteurs marocains doivent faire face à un autre défi : le manque de main-d’œuvre. Plusieurs exploitations n’ont pas pu reprendre entièrement la cueillette après les fêtes de l’Aïd, ce qui les a contraints à arrêter leur campagne plus tôt que prévu. Cette situation met en lumière la nécessité de trouver des solutions durables pour attirer et retenir les travailleurs dans le secteur agricole.

Des débouchés solides malgré tout

Malgré ces défis, le Maroc conserve des débouchés solides. Le pays est devenu le premier fournisseur de myrtilles du Royaume-Uni, avec 19 000 tonnes expédiées entre juillet 2024 et juin 2025. De plus, le Maroc renforce sa présence sur le marché américain, un marché prometteur pour la filière.

À l’avenir : qualité et innovation

Face à ces défis, les producteurs marocains se recentrent sur l’amélioration de la qualité de leurs produits, la conservation et le choix optimal des périodes de commercialisation. L’objectif est d’éviter que chaque nouveau record de volume ne se traduise par une nouvelle chute des prix. Cela pourrait passer par des innovations dans les méthodes de culture et de récolte, ainsi que par une meilleure gestion des ressources.

Les opportunités pour la diaspora maghrébine

La diaspora maghrébine joue un rôle crucial dans la promotion des produits agricoles marocains, notamment les myrtilles. En soutenant les producteurs locaux, elle peut contribuer à la pérennité de cette filière. De plus, les membres de la diaspora peuvent servir de pont entre le Maroc et leurs pays d’accueil, en facilitant l’accès aux marchés et en favorisant les échanges commerciaux. Participer à des foires et des événements gastronomiques peut également permettre de valoriser ces produits sur de nouveaux marchés.

Ressources et soutien à la diaspora

Pour aider la diaspora à s’impliquer davantage dans le secteur agricole, plusieurs ressources sont disponibles. Des programmes de formation et d’accompagnement existent pour enseigner aux membres de la diaspora comment investir dans le secteur agricole marocain. De plus, le gouvernement marocain met en place des initiatives pour encourager l’entrepreneuriat au sein de la diaspora. Pour plus d’informations sur les démarches administratives concernant l’agriculture, vous pouvez consulter le site du Consulat du Maroc ou celui de la Douane marocaine. Pour des questions sur le secteur public, rendez-vous sur Service Public.

Conclusion

Le Maroc, malgré les obstacles qu’il rencontre, reste un acteur majeur sur le marché des myrtilles. Sa capacité à exporter près de 90 000 tonnes témoigne d’un potentiel considérable. Toutefois, la filière doit s’adapter aux nouvelles réalités du marché, notamment en matière de qualité et de durabilité, afin de préserver la rentabilité des exploitations agricoles marocaines.

Pour plus d’informations sur le secteur, n’hésitez pas à consulter les ressources officielles mentionnées ci-dessus et à explorer les opportunités qui s’offrent à vous en tant que membre de la diaspora.

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