Un étudiant algérien partage son expérience difficile pour trouver un logement à Paris

Témoignage d’une réalité difficile
Dans un récit poignant publié récemment, Azzeddine Alliliche, un étudiant algérien, a exposé les difficultés qu’il rencontre pour trouver un logement à Paris, alors qu’il vient d’être admis en deuxième année de master à la Sorbonne. Son parcours met en lumière les défis auxquels de nombreux étudiants étrangers font face lorsqu’ils s’installent dans la capitale française.
Un parcours académique mouvementé
Azzeddine, âgé de 25 ans, a commencé son parcours universitaire en Algérie, où il a étudié la génétique fondamentale. Cependant, à son arrivée en France, il a découvert que son diplôme n’était pas reconnu, ce qui l’a conduit à poursuivre sa formation à Lyon, puis à Lille en bio-informatique. Actuellement, il se trouve au Québec, au Canada, pour un stage dans le cadre de ses études.
Les défis de la recherche de logement
Après avoir été accepté à la Sorbonne, Azzeddine a commencé sa quête pour un logement. Il raconte que cette recherche a été semée d’embûches. Malgré un budget de 600 euros par mois, incluant l’Aide Personnalisée au Logement (APL), il n’a pas réussi à trouver un appartement. Avant cela, il n’avait jamais eu de problème pour se loger, bénéficiant de l’hébergement chez sa sœur à Lyon et d’un foyer de jeunes travailleurs à Lille.
Un emploi précaire et des obstacles administratifs
Actuellement, Azzeddine est employé en CDD par les hôpitaux de Paris, travaillant 17 heures par semaine pour un salaire de 1 050 euros net par mois. Cependant, il se heurte à des contraintes administratives. Depuis le 1er juillet 2026, les étudiants non boursiers provenant de pays hors de l’Union européenne ne peuvent plus bénéficier de l’APL, ce qui complique encore davantage sa situation financière.
Une quête de logement infructueuse
Azzeddine a multiplié les efforts pour dénicher un logement, utilisant des plateformes comme Facebook, Leboncoin et La Carte des colocs. Chaque fois qu’il trouve une annonce, il n’hésite pas à contacter le propriétaire, mais les réponses sont souvent négatives. Malgré des garants solides, comprenant son frère, sa sœur et son beau-frère, il semble que son nom de famille soit un facteur discriminant. « Ce que je ressens le plus, c’est le fait de ne pas être un petit blanc français », confie-t-il.
Des garants fiables mais une discrimination persistante
Les garants d’Azzeddine ont des revenus confortables : son frère, ingénieur, gagne 2 500 euros par mois, tandis que sa sœur et son mari totalisent un revenu de 4 000 euros. Malgré cela, il continue à faire face à des refus, ce qui soulève des questions sur les discriminations potentielles dans le secteur locatif en France. Azzeddine souligne qu’il ne pense pas que son dossier soit le souci, mais plutôt le regard porté sur son nom.
Un problème de discrimination sur le marché locatif
Le témoignage d’Azzeddine n’est pas un cas isolé. De nombreux étudiants étrangers rencontrent des difficultés similaires lorsqu’ils cherchent un logement en France. Selon une étude récente, la discrimination à l’égard des locataires ayant des noms à consonance étrangère est un problème bien documenté. Les préjugés peuvent influencer les décisions des propriétaires, rendant la recherche de logement encore plus compliquée pour les étudiants issus de la diaspora.
Les initiatives pour soutenir les étudiants étrangers
Face à cette réalité, plusieurs initiatives ont vu le jour pour aider les étudiants étrangers à surmonter ces défis. Des associations comme SOS Racisme et le Crous œuvrent pour sensibiliser les propriétaires à la question de la discrimination, tout en offrant des conseils pratiques aux étudiants sur la recherche de logement. Ces organisations mettent également en place des dispositifs d’accompagnement pour faciliter l’accès au logement, en s’assurant que chaque étudiant puisse bénéficier d’un traitement équitable.
Conclusion : Un appel à la sensibilisation
La situation d’Azzeddine met en lumière la nécessité d’une prise de conscience sur les défis que rencontrent les étudiants étrangers en matière de logement. Il est crucial que les autorités et les institutions prennent des mesures pour assurer un accès équitable au logement pour tous, indépendamment de leur origine. La solidarité au sein de la diaspora maghrébine est essentielle pour aider ces jeunes à surmonter les obstacles et à réaliser leurs rêves académiques en France.
Pour plus d’informations sur les droits et démarches des étudiants étrangers en France, vous pouvez consulter Service Public ou le site du Ministère des Affaires étrangères. Pour des ressources supplémentaires sur la lutte contre la discrimination dans le logement, visitez SOS Racisme ou le site du Crous.



