Coupe du monde 2026 : l’Espagne bat l’Argentine et décroche sa deuxième étoile

L’Espagne a remporté la Coupe du monde 2026 en battant l’Argentine après prolongation (1-0), dimanche 19 juillet, au MetLife Stadium dans le New Jersey. Ferran Torres a inscrit l’unique but de cette finale très fermée.
Seize ans après son premier sacre mondial, la Roja ajoute ainsi une deuxième étoile à son maillot. Elle réussit également un nouveau doublé Euro-Coupe du monde.
L’Espagne maîtrise une finale très fermée
La sélection espagnole a dominé collectivement la rencontre. Elle a contrôlé le ballon et empêché l’Argentine de développer son jeu.
Comme souvent lors d’une finale de Coupe du monde, l’enjeu a longtemps pris le dessus sur le spectacle. Les deux équipes ont pris peu de risques pendant le temps réglementaire.
Le long show organisé à la mi-temps, qui a duré 27 minutes, n’a pas changé le rythme du match. L’Espagne a continué à imposer sa maîtrise au retour des vestiaires.
Le milieu espagnol a joué un rôle essentiel. Rodri, Fabian Ruiz et Dani Olmo ont réduit les espaces et coupé les circuits de passes argentins. Grâce à ce pressing, la Roja a rapidement récupéré le ballon.
L’Argentine ne cadre aucune frappe pendant 90 minutes
L’Albiceleste n’a pas réussi à inquiéter la défense espagnole pendant le temps réglementaire. Elle n’a même tenté aucun tir avant les dernières minutes de la prolongation.
Pourtant, de nombreux supporters argentins avaient fait le déplacement. Plus de 80 000 spectateurs ont assisté à la rencontre dans l’enceinte du New Jersey.
Malgré ce soutien, Lionel Messi et ses partenaires sont restés inoffensifs. L’Espagne a défendu avec calme et discipline.
La Roja avait déjà montré sa solidité en demi-finale contre la France, remportée 2-0. Elle a confirmé cette force défensive face aux champions du monde en titre.
Plusieurs occasions espagnoles sans réussite
L’Espagne a créé les meilleures occasions du temps réglementaire. Mikel Oyarzabal a d’abord tenté sa chance en première période, à la 39e minute.
Dani Olmo a ensuite sollicité la défense argentine à la 64e minute. Pedri, Pau Cubarsi et Aymeric Laporte ont également essayé de débloquer la situation en fin de match.
Laporte a notamment placé une tête dangereuse à la 81e minute. Cependant, Emiliano Martinez et sa défense ont résisté jusqu’au terme des 90 minutes.
Les deux équipes ont donc dû disputer la prolongation.
Ferran Torres libère la Roja en prolongation
Entré en cours de rencontre, Ferran Torres a finalement fait la différence à la 106e minute.
Nico Williams a remis le ballon de la tête dans la surface. Ferran Torres a repris directement de volée et a trompé Emiliano Martinez. Cette réalisation a permis à l’Espagne de prendre l’avantage (1-0).
L’attaquant espagnol avait déjà animé le début de la prolongation. Le gardien argentin l’avait mis en échec à la 93e minute.
L’arbitre lui avait ensuite refusé un premier but à la 96e minute pour une faute légère. Ferran Torres a encore trouvé les filets à la 112e minute, mais il se trouvait cette fois en position de hors-jeu.
Son but inscrit à la 106e minute a donc suffi au bonheur de la Roja.
L’expulsion d’Enzo Fernandez pénalise l’Argentine
L’Argentine a terminé la rencontre en infériorité numérique. Enzo Fernandez a reçu un deuxième carton jaune à la 94e minute.
Cette expulsion a compliqué la mission des Argentins. L’Albiceleste, pourtant habituée aux retournements de situation, n’a pas réussi à réagir.
Après le coup de sifflet final, Leandro Paredes a également reçu un carton rouge. Le milieu argentin avait empoigné Gavi lors d’un accrochage.
Lionel Messi reste invisible jusqu’à la 117e minute
Lionel Messi a vécu une finale très difficile. La défense espagnole l’a privé d’espaces pendant presque toute la rencontre.
Le capitaine argentin a attendu la 117e minute pour tenter la première frappe de son équipe. Il a ensuite adressé un ballon dangereux à Giuliano Simeone dans le temps additionnel.
Ces deux actions sont arrivées trop tard. L’Argentine n’a pas réussi à égaliser avant le coup de sifflet final.
Comme Diego Maradona lors de la Coupe du monde 1990, Messi échoue donc en finale alors qu’il espérait conserver son titre mondial.
L’Argentine voulait réussir un deuxième sacre consécutif, une performance que plus aucune sélection n’avait réalisée depuis 64 ans.
Une défense espagnole presque infranchissable
L’Espagne a construit son titre sur une défense exceptionnelle. Elle n’a encaissé qu’un seul but pendant toute la compétition.
Cette solidité lui a permis de résister aux dernières tentatives argentines. Elle confirme aussi l’excellent parcours de la Roja, désormais invaincue depuis 39 matchs officiels.
La sélection de Luis de la Fuente a maîtrisé les moments décisifs. Elle a également affiché une grande maturité malgré la pression d’une finale mondiale.
Une deuxième étoile seize ans après 2010
L’Espagne retrouve le sommet du football mondial seize ans après son premier titre. En 2010, la génération d’Andres Iniesta et de Xavi avait battu les Pays-Bas sur le même score après prolongation.
Avec ce nouveau sacre, la Roja rejoint la France et l’Uruguay au palmarès. Ces trois nations comptent désormais deux Coupes du monde.
Déjà championne d’Europe, l’Espagne réalise un nouveau doublé Euro-Coupe du monde. Elle pourra tenter de compléter un triplé historique lors du prochain Championnat d’Europe, organisé dans deux ans au Royaume-Uni et en Irlande.
La fête peut désormais commencer de Madrid à Barcelone, mais aussi de Séville à Bilbao. Les Espagnols vont célébrer longtemps cette deuxième étoile, remise aux champions du monde après la finale au MetLife Stadium.