Les Canaries renforcent leurs échanges avec le Maroc : l’huile d’olive prend le pas sur le poisson

Introduction
Les relations commerciales entre le Maroc et les îles Canaries connaissent un essor sans précédent. Selon les données douanières récentes, les importations canariennes en provenance du Maroc ont explosé, enregistrant une hausse de 115 % en valeur durant les huit premiers mois de l’année 2026 par rapport à l’année précédente. Ce changement notable dans les habitudes d’achat s’accompagne d’une tendance marquée : l’huile d’olive marocaine a désormais détrôné le poisson, traditionnellement en tête des produits importés. Cet article explore les implications de cette évolution pour la diaspora maghrébine et les opportunités qu’elle pourrait offrir.
Une hausse significative des importations
Entre janvier et août 2026, les Canaries ont importé pour 52,7 millions d’euros de marchandises marocaines, un chiffre qui dépasse déjà les montants enregistrés sur l’ensemble des dix dernières années. En particulier, les huiles et graisses, avec l’huile d’olive en tête, ont représenté 34,1 millions d’euros, soit près de 65 % du total des importations. Cette catégorie a vu sa valeur multipliée par 27 en un an, un bond spectaculaire qui témoigne de l’intérêt croissant pour les produits marocains sur le marché canarien.
Le déclin des produits de la mer
Jusqu’à récemment, le poisson, les crustacés et les mollusques étaient les principaux produits importés par les Canaries depuis le Maroc. Cependant, ce secteur a connu une chute de 39 % en valeur durant les huit premiers mois de 2026, n’atteignant que 6,8 millions d’euros. En parallèle, d’autres catégories comme l’aluminium et ses dérivés ont vu une augmentation de 14 %, tandis que les fruits ont enregistré une baisse de 26 %. Cette dynamique montre que, bien que l’huile d’olive ait pris le devant de la scène, le reste des importations marocaines est en retrait.
Les chiffres qui parlent
Pour mettre cette situation en perspective, les importations d’huiles et de graisses marocaines par les Canaries étaient de seulement 2,8 millions d’euros pour l’ensemble de l’année 2025. En huit mois de 2026, ce chiffre a été dépassé plus de douze fois. Cela souligne une forte demande pour l’huile d’olive marocaine, qui s’inscrit dans une tendance plus large de croissance des ventes d’huile d’olive à destination de l’Espagne, avec des chiffres atteignant près de 58 millions d’euros au premier semestre 2026, contre seulement 641 000 euros un an auparavant.
Un commerce déséquilibré
Malgré cette envolée des importations, les exportations des Canaries vers le Maroc ont reculé de 5,3 %, totalisant 8,4 millions d’euros. Ce déséquilibre commercial est préoccupant : pour chaque 100 euros de marchandises achetées au Maroc, les entreprises canariennes n’exportent que 16 euros vers le royaume. Le déficit commercial de l’archipel s’élève ainsi à 44,3 millions d’euros sur la période examinée.
Vers un avenir prometteur pour l’huile d’olive
Ce changement dans les préférences d’importation pourrait représenter une opportunité pour les producteurs d’huile d’olive marocains, qui pourraient envisager d’élargir leur marché non seulement vers les Canaries, mais aussi vers d’autres régions d’Espagne et au-delà. L’intérêt croissant pour l’huile d’olive marocaine met en lumière la qualité de ce produit et son potentiel sur le marché international.
Les opportunités pour la diaspora maghrébine
Pour la diaspora maghrébine, cette dynamique commerciale représente une occasion en or de s’impliquer dans le secteur agroalimentaire. En investissant dans des entreprises d’huile d’olive ou en lançant leurs propres marques, les membres de la diaspora peuvent non seulement contribuer au développement économique, mais aussi renforcer les liens culturels entre le Maroc et les Canaries. De plus, la montée de la consommation d’huile d’olive peut inciter les entrepreneurs à explorer d’autres produits marocains susceptibles d’intéresser les marchés canariens et espagnols.
Les enjeux de la qualité et de l’authenticité
Avec l’essor des importations d’huile d’olive, la question de la qualité et de l’authenticité des produits devient cruciale. La diaspora peut jouer un rôle clé dans la promotion des standards de qualité et de traçabilité, garantissant que les consommateurs canariens bénéficient d’une huile d’olive authentique et de haute qualité. En collaborant avec les producteurs marocains, ils peuvent également aider à mettre en place des certifications qui valorisent l’origine et les méthodes de production durables.
Conclusion
En résumé, les échanges commerciaux entre le Maroc et les Canaries ont connu une transformation significative, avec une hausse impressionnante des importations d’huile d’olive. Pour la diaspora maghrébine, cette dynamique pourrait ouvrir la voie à de nouvelles opportunités d’investissement et de développement économique. L’avenir semble prometteur pour les producteurs d’huile d’olive marocains, tandis que les Canaries doivent envisager de diversifier leurs échanges pour équilibrer leur commerce avec le Maroc.
Pour plus d’informations sur les échanges commerciaux entre le Maroc et les Canaries, vous pouvez consulter les sites suivants : Consulat du Maroc, Douane Marocaine, et Service Public Français.



