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Algérie : comment changer des dinars en euros entre allocation touristique et marché parallèle

1. L’accès limité aux devises en Algérie

Changer des dinars algériens en euros reste difficile pour de nombreux citoyens. Les banques ne vendent pas librement de devises aux particuliers. La Banque d’Algérie encadre strictement toutes les opérations de change.

La seule voie légale pour obtenir des euros est l’allocation touristique, récemment réformée pour répondre aux besoins des voyageurs.

2. L’allocation touristique : une solution légale mais limitée

Jusqu’en juillet 2025, chaque Algérien ne pouvait obtenir que moins de 100 euros par an. Ce montant ne suffisait pas pour un voyage en Europe. L’État a augmenté l’allocation à 750 euros par an.

Chaque citoyen possédant un passeport biométrique peut en bénéficier une fois par an, uniquement pour les déplacements à l’étranger. Les banques appliquent le taux officiel, avantageux par rapport au marché parallèle, mais le montant reste limité.

3. Le marché parallèle : rapide mais coûteux

Pour ceux qui ont besoin de plus de devises, le marché parallèle reste incontournable. À Alger, le Square Port-Saïd est devenu un point central pour échanger des dinars contre des euros.

Ce marché offre rapidité et flexibilité, sans justificatif. Mais le taux est souvent deux à trois fois supérieur au taux officiel. Les risques sont également plus élevés, car ces transactions ne sont pas réglementées.

4. Les impacts économiques

Chaque année, des milliers d’Algériens utilisent le marché parallèle pour voyager, payer des études ou régler des soins à l’étranger. Cette situation montre le déséquilibre entre l’offre réglementée et la demande réelle.

Les experts recommandent des réformes plus ambitieuses : permettre aux particuliers d’acheter des devises légalement au-delà de l’allocation touristique ou créer des canaux de change réglementés accessibles à tous.

Pour l’heure, les Algériens ont deux options pour obtenir des euros :

  • Allocation touristique : légale mais limitée à 750 euros par an.
  • Marché parallèle : rapide mais coûteux et non encadré.

Changer des dinars en euros reste donc un défi quotidien, où chaque citoyen doit jongler entre légalité et praticité pour financer ses voyages ou projets à l’étranger.

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