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Passeport algérien : vers une baisse des frais pour la diaspora ?

Un débat relancé à l’APN

Lors de l’examen du Projet de loi de finances 2026, un député de la diaspora, Fares Rahmani, a remis sur la table la question du coût du passeport algérien pour les Algériens établis à l’étranger.
Selon lui, l’écart entre les tarifs appliqués en Algérie et ceux exigés dans les consulats reste injustifié.

Des prix très différents

En Algérie, le timbre du passeport de 28 pages coûte 6.000 dinars pour un adulte.
Dans les consulats, le même document est facturé 60 euros, soit environ 9.000 dinars.
Pour Rahmani, cette différence n’a aucune logique, car le passeport est un document national. Les tarifs devraient donc être calculés sur la même base et convertis de manière claire et stable.

Un amendement pour harmoniser les frais

Le député propose un amendement pour unifier le droit de timbre.
Il souhaite que le tarif payé à l’étranger soit fixé chaque année en fonction du taux de change réel du dinar.
Ce mécanisme réduirait automatiquement les coûts pour la diaspora.

Une réforme déjà prévue par le PLF 2026

Le Projet de loi de finances prévoit aussi de modifier l’article 136 du code des timbres.
Jusqu’ici, les services consulaires devaient recalculer en permanence la contre-valeur en devises, une méthode qui provoquait des montants fluctuants et incohérents.

Vers une tarification plus stable

Le gouvernement veut supprimer la mention « conformément au cours du dinar face aux devises étrangères ».
Désormais, la contre-valeur du timbre serait fixée par un arrêté conjoint entre les ministères des Affaires étrangères et des Finances.
Cette procédure offrirait plus de souplesse et permettrait d’ajuster les tarifs sans changer la loi.

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