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Visa France : une Marocaine déboutée après avoir laissé sa fille en France

Une ressortissante marocaine vient d’essuyer un nouvel échec dans sa tentative d’obtenir un visa pour la France. Après un précédent séjour au cours duquel sa fille mineure était restée sur le territoire français, elle s’est heurtée à un refus confirmé par la justice. Un autre élément a également pesé dans le dossier : ses trois filles vivent en Europe.

Un précédent séjour au cœur du refus de visa

L’affaire débute au consulat de France à Rabat. Le 23 avril 2024, les autorités françaises refusent un visa de court séjour à cette ressortissante marocaine. Elles lui reprochent d’avoir laissé sa fille mineure dans l’espace Schengen après un précédent voyage touristique.

L’administration craint alors que la mère ne respecte pas la durée de séjour autorisée si elle obtient un nouveau visa.

La requérante conteste ces accusations. Elle affirme avoir toujours respecté les délais de ses précédents visas. Elle précise également avoir confié sa fille à sa tante, qui réside en France.

Ces arguments ne convainquent toutefois pas le ministère de l’Intérieur. Le 26 juillet 2024, celui-ci rejette son recours contre le refus de visa.

La ressortissante marocaine décide alors de saisir le tribunal administratif de Nantes. Elle demande aux juges d’annuler cette décision, qu’elle estime injustifiée.

Ses trois filles en Europe compliquent sa demande

Au cours de l’examen du dossier, la situation familiale de la demanderesse occupe une place importante. Les magistrats relèvent que ses trois filles résident dans l’espace Schengen, notamment en France.

En revanche, les éléments du dossier ne font état d’aucune attache familiale ou matérielle au Maroc. Pour les juges, cette situation permet à l’administration de douter de la volonté de la requérante de retourner dans son pays après un éventuel séjour en France.

Le tribunal estime donc que les autorités pouvaient légalement refuser le visa. Cette appréciation demeure valable même si la mère affirme avoir respecté les conditions de ses précédents séjours.

Le droit à la vie familiale ne suffit pas à faire annuler la décision

La requérante invoque également le droit au respect de la vie familiale, protégé par la Convention européenne des droits de l’homme. Elle conteste ainsi les conséquences du refus sur ses relations avec ses filles.

Les magistrats considèrent cependant qu’aucun élément du dossier ne démontre que ses filles seraient dans l’impossibilité de lui rendre visite au Maroc.

Cet argument ne permet donc pas de remettre en cause la décision des autorités françaises.

Dans son jugement du 5 octobre 2026, le tribunal administratif de Nantes rejette finalement la requête. La ressortissante marocaine n’obtient ni l’annulation du refus de visa ni le remboursement des 1 000 euros réclamés au titre des frais de justice.

Cette décision confirme ainsi le refus opposé à sa demande de visa de court séjour.

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