Médecins algériens en France : Emmanuel Macron évoque le statut des praticiens hors UE

Le président français Emmanuel Macron s’est exprimé, lundi 27 avril, sur la situation des médecins diplômés hors Union européenne (Padhue). Ces praticiens sont majoritairement originaires d’Algérie.
Lors d’un déplacement dans l’Ariège, il a répondu à un médecin formé à Oran. La question portait sur les conditions d’exercice et d’intégration de ces professionnels en France.
Le chef de l’État a évoqué le fonctionnement du système actuel. Il a souligné que les médecins concernés exercent déjà dans les hôpitaux, tout en devant passer des étapes supplémentaires pour obtenir une titularisation.
Aujourd’hui, les Padhue suivent un parcours spécifique. Ils doivent d’abord réussir les épreuves de vérification des connaissances (EVC). Ensuite, ils effectuent un parcours de consolidation des compétences (PCC) d’une durée d’environ deux ans.
À l’issue de ce processus, ils peuvent demander leur inscription à l’Ordre des médecins. Cette étape permet d’obtenir l’autorisation complète d’exercer en France.
En parallèle, ces praticiens travaillent souvent sous des statuts temporaires. Leur rémunération et leurs conditions peuvent différer de celles des médecins titulaires.
Selon un document publié en 2024 par l’Ordre national des médecins, les principaux pays d’origine des diplômes sont l’Algérie (36,8 %), la Tunisie (12,4 %), la Syrie (9 %) et le Maroc (7,4 %).
Cette situation alimente régulièrement les discussions sur l’organisation du système de santé et les modalités d’intégration des médecins formés à l’étranger.



