Culture & identitéDiaspora SocieteInternational

Tunisie : Kaïs Saïed appelle à une réforme des biens confisqués

Le président de la République tunisienne, Kaïs Saïed, a exprimé sa préoccupation concernant la gestion des biens confisqués depuis 2011 lors d’une réunion au palais de Carthage, mercredi. En présence de la ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, et du ministre des Domaines de l’État, Wajdi Hathili, le chef de l’État a qualifié la situation actuelle d’inacceptable.

Une situation alarmante

Kaïs Saïed a souligné que, après plus de quinze ans, de nombreux biens immobiliers et mobiliers sont dans un état critique. Selon lui, certains actifs ont vu leur valeur considérablement diminuer, tandis que d’autres ont été cédés à des prix bien inférieurs à leur valeur réelle. Il a affirmé que ces choix ne sont pas le fruit du hasard, mais visent à contourner les objectifs de la révolution tunisienne et à priver le peuple de ses ressources.

Critique des structures en place

Le président a également critiqué la prolifération des structures créées depuis 2011 pour gérer ces biens, telles que la commission de confiscation, la commission de gestion des biens confisqués, ainsi qu’un secrétariat permanent et d’autres entités d’appui. Selon lui, ces institutions se sont multipliées sans apporter de solutions concrètes aux problèmes en cours.

Des cessions à prix dérisoires

Kaïs Saïed a dénoncé la vente de plusieurs entreprises à des montants qu’il juge dérisoires, tout en évoquant les sommes importantes investies dans les procédures de liquidation et de gestion judiciaire. Il a mis en avant que ce système juridique a permis à certains groupes d’intérêts d’intervenir au détriment de la justice.

Appel à la reddition des comptes

Le président a insisté sur le fait que l’État ne renoncera pas à un centime des biens appartenant au peuple tunisien. Il a appelé à une reddition des comptes juste et équitable, sans esprit de règlement de comptes personnels. Toutefois, il a ouvert la porte à un règlement à l’amiable pour ceux qui souhaitent coopérer de manière sincère. À l’inverse, ceux qui ne se conformeront pas aux exigences devront faire face aux conséquences de leurs actes.

Cette déclaration de Kaïs Saïed intervient dans un contexte où la diaspora maghrébine suit de près l’évolution de la situation en Tunisie, espérant des réformes qui pourraient améliorer la gestion des biens publics et renforcer la transparence.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page