Visa freelance à Dubaï : les Émirats renforcent les contrôles

Les autorités des Émirats arabes unis ont démenti la rumeur de suspension du visa freelance ou Virtual Working Visa. Le programme reste actif, mais les conditions se durcissent pour lutter contre les arnaques, les fausses entreprises et la revente illégale de permis.
Le visa freelance reste actif
La Direction générale de la résidence et des affaires étrangères de Dubaï (GDRFA) a confirmé au média Gulf News que le programme continue.
Mohammed Ahmed Al Marri, directeur général, précise que les demandes sont traitées normalement. Il conseille de se fier uniquement aux sources officielles, et non aux rumeurs sur les réseaux sociaux.
Pour freiner les abus, les autorités ont renforcé les contrôles. Des équipes d’inspection surveillent le marché du travail et les activités illégales liées aux visas.
Plus de justificatifs exigés
Les prestataires de services observent déjà un durcissement des exigences documentaires.
Selon Firose Khan, directeur du Arabian Business Centre, certains créaient de fausses entreprises pour vendre des visas. Aujourd’hui, les autorités vérifient que le profil du candidat correspond à son domaine d’activité.
Les demandeurs doivent fournir :
- une preuve d’activité réelle (contrats, factures, paiements) ;
- un portfolio ou exemples de travaux ;
- des documents de qualification.
Les renouvellements suivent les mêmes règles. Les zones franches exigent transparence et traçabilité.
Travailleurs indépendants : soyez vigilants
Les freelances doivent conserver toutes les preuves de leur activité, respecter les délais de renouvellement et enregistrer correctement leur entreprise auprès des autorités compétentes.
Sarah Negga, responsable clientèle chez Luxe Incorporations, explique : « Les autorités veulent s’assurer que le visa correspond vraiment à vos compétences ».
Dans certains secteurs réglementés, comme les médias, les démarches doivent passer par le Conseil des médias des Émirats arabes unis.



