
Depuis un mois, les Marocains de France se rassemblent chaque samedi dans plusieurs villes — Paris, Lyon, Marseille ou encore Lille — en écho aux manifestations menées par la jeunesse au Maroc. Ces rassemblements, souvent modestes et pacifiques, témoignent d’un profond attachement au pays d’origine et d’une solidarité qui traverse les frontières.
Si la mobilisation reste relativement discrète dans l’espace médiatique, elle n’en est pas moins constante. À chaque rendez-vous, drapeaux marocains et pancartes fleurissent, mêlant slogans pour la justice sociale, la liberté d’expression et un avenir meilleur pour les jeunes du royaume. Les participants, issus de différentes générations de la diaspora, voient dans ces rassemblements un moyen d’amplifier la voix de ceux qui, au Maroc, réclament davantage de perspectives et de dignité.
« C’est notre façon de dire que nous sommes avec eux, que leur combat nous concerne aussi », confie Samira, 32 ans, née à Casablanca et installée à Toulouse depuis dix ans. Pour beaucoup, la distance n’efface ni l’attachement à la patrie, ni la responsabilité morale de soutenir un mouvement jugé porteur d’espoir.
Les associations de la diaspora, souvent déjà engagées dans des initiatives culturelles ou humanitaires, jouent un rôle clé dans l’organisation et la diffusion de ces mobilisations. Elles privilégient une approche pacifique et inclusive, cherchant à maintenir le lien entre les deux rives et à faire entendre une voix collective, loin des divisions politiques.
À travers cette mobilisation hebdomadaire, la communauté maro-française réaffirme une constante : la solidarité ne se mesure pas au nombre de manifestants, mais à la persévérance du geste. En France comme au Maroc, une même aspiration se dessine — celle d’un avenir plus juste et plus libre pour tous les Marocains, où qu’ils vivent.



