Tensions sociales dans le secteur bancaire : l’UGTT lance une grève nationale

Tunis, 31 octobre 2025
Le secteur bancaire tunisien est paralysé depuis hier par une grève générale de deux jours décrétée par la Fédération générale des banques et des institutions financières, affiliée à l’UGTT. Ce mouvement touche toutes les banques publiques et privées et se termine ce vendredi, mais ses effets se font déjà sentir à travers le pays.
La grève est née d’un désaccord entre les syndicats et le Conseil des banques. Les syndicats dénoncent des décisions unilatérales et réclament l’ouverture de négociations collectives pour 2025. Selon l’UGTT, plusieurs engagements précédents n’ont pas été respectés, notamment sur les salaires, les conditions de travail et les libertés syndicales.
Le choix des 30 et 31 octobre est symbolique, car c’est la période où la plupart des salariés perçoivent leur salaire. De nombreuses agences sont restées fermées, provoquant des files d’attente aux guichets automatiques et des retards dans le versement des salaires et des virements.
Les services en ligne et distributeurs automatiques fonctionnent en partie, mais les transactions nécessitant une validation humaine, comme les retraits importants et les encaissements de chèques, sont suspendues jusqu’à lundi 3 novembre.
Les clients, notamment les petites entreprises, se disent inquiets. Le Conseil des banques appelle au dialogue et se dit prêt à reprendre les négociations après la fin de la grève.
Même si le mouvement s’achève ce vendredi soir, le conflit entre syndicats et patronat reste entier, et l’UGTT prévient que d’autres mobilisations pourraient suivre si les revendications ne sont pas satisfaites.
Cette grève, la première d’une telle ampleur depuis plusieurs années, montre une fois de plus la fragilité du dialogue social dans le secteur bancaire tunisien.



