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Maroc -Une responsable onusienne salue la volonté politique du Maroc pour défendre les questions de la femme

La représentante de l’ONU-Femmes Maghreb, Leila Rhiwi, a salué, mercredi à Rabat, la volonté politique du Maroc et l’engagement de la société civile dans la défense des questions de la femme.

Dans une allocution lue en son nom lors d’une table ronde organisée par la Chambre des conseillers sur “le rôle des parlements dans la protection de la femme et le durcissement des sanctions à l’encontre les auteurs de la violence dans le projet de réforme du code pénal”, Mme Rhiwi a relevé que le Maroc a déployé des efforts au niveau institutionnel pour “offrir aux femmes et aux filles victimes de violence une prise en charge spécifique”, notamment à travers la création des cellules de commissariats de police, de tribunaux, d’hôpitaux publics et de gendarmerie royale, ainsi que des espaces multifonctionnels pour les femmes”.

La responsable onusienne a précisé qu’aujourd’hui, l’enjeu de la lutte contre les violences faites aux femmes est renouvelé, un an après l’entrée en vigueur de la loi 103.13 relative à cette question et à la lumière du débat en cours sur l’amendement du code pénal, car certaines “discriminations restent ancrées dans le droit”.

Dans ce contexte, Mme Rhiwi a salué les dispositions du projet de loi n°10.16, modifiant et complétant l’ensemble du droit pénal, s’agissant de “l’occasion de rectifier ces violences juridiques et obstacles à l’exercice par les femmes et les filles de jouir de leurs droits, dont celui de vivre une vie sans violence”.

Par ailleurs, la représentante d’ONU-Femmes au Maghreb a souligné la nécessité de combler ces lacunes, en prévoyant l’incrimination explicite de la violence conjugale et l’élimination de circonstances atténuantes en cas de crimes d’honneur”.

Mme Rhiwi, qui a précisé que l’ONU-Femmes a élaboré les meilleures pratiques à l’échelle mondiale en la matière, publiant un guide législatif intégral dans le domaine de la lutte contre la violence à l’égard des femmes, a relevé qu’il incombe aux autorités législatives d’améliorer l’accès des citoyennes et citoyens à leurs droits, tout en veillant à la mise en œuvre effective des politiques publiques.

Afin d’accompagner le rythme de l’autorité législative dans cette tâche, a poursuivi la responsable, les organisations de la société civile sont une “ressource précieuse pour remonter l’information, partager le vécu des populations desquelles elles sont proches et rappeler les engagements de l’état”.

Organisée en partenariat avec ONU-Femmes, cette table ronde fait partie de l’engagement permanent du Conseil des conseillers à la défense des questions des femmes et des filles et de la consolidation des acquis, conjointement avec la campagne annuelle des Nations-Unies visant à mettre fin à la violence contre les femmes.

Cette réunion a été marquée par la participation de parlementaires des deux chambres, de représentants du ministère de la Justice, du ministère de la Solidarité, de la Famille, de l’Egalité et du Développement social, dans le but de promouvoir le dialogue et l’échange d’informations sur la nécessité de renforcer le cadre juridique du projet de loi n°10.16, modifiant et complétant le code pénal, et de formuler des recommandations pour une réforme globale et optimale du code pénal dans le domaine de la promotion des droits des femmes au Maroc.

Source : M.A.P

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